Santé mentale : Une trilogie ?

 

On a fait énormément de progrès pour étudier le cerveau.

L’imagerie cérébrale, les neurosciences, l’épigénétique nous permettent de mieux comprendre les circuits neuronaux, les échanges synaptiques, la production de neurotransmetteurs. C’est précieux, mais le cerveau ne fonctionne jamais tout seul. Il dialogue en permanence avec le corps, le système nerveux autonome, la respiration, les tensions musculaires, mais aussi des choses comme le microbiote ou même la peau, qu’on appelle parfois le troisième cerveau.

Ces échanges vont dans les deux sens, du cerveau vers le corps, et du corps vers le cerveau. Mais il manque encore une pièce essentielle : l’histoire de vie et le contexte social et culturel.

La façon dont une personne a grandi, les liens qu’elle a, les pressions qu’elle vit, les traumas tout cela façonne aussi la manière dont le cerveau et le corps réagissent. En psychothérapie, prendre en compte uniquement le mental rate une partie de l’histoire. Aider quelqu’un, c’est l’aider à comprendre son fonctionnement global : le corps, le cerveau et le monde autour.

Cela donne une vision plus juste et plus utile pour avancer sans se réduire à un seul aspect.

C’est une donnée que le psychothérapeute doit prendre en considération, mais également le patient dans sa façon d’aborder son fonctionnement.

Autrement dit, sans une hygiène de vie appropriée et la capacité de se protéger des relations toxiques (et le thérapeute peut être un soutien efficace pour s’en rendre compte et s’en défaire ), il est difficile de se débarrasser de ce qui constitue une difficulté à appréhender le réel, à tenir à bonne distance la souffrance, résorber les traumas, etc.

Considérer l’aspect systémique de cette réalité en s’appuyant sur l’écoute et l’expérience du thérapeute constitue sans aucun doute la meilleure des approches pour profiter au mieux des bienfaits d’une thérapie.


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